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Finances 101 pour les milléniaux
by FCNB-Fr on 


Finances 101 pour les milléniaux

Votre façon de gérer votre argent au cours des prochaines années influencera votre capacité à atteindre un jour vos objectifs financiers. L’un de vos objectifs pourrait être la liberté financière, soit avoir assez d’argent pour voyager, vivre votre passion et profiter de la vie.

Compte tenu des défis auxquels font face les milléniaux, cet objectif peut sembler ambitieux.

Toutes générations confondues, les milléniaux font face à l’un des avenirs économiques les plus incertains depuis la Grande Dépression. Beaucoup ont atteint la majorité ou sont entrés sur le marché du travail pendant la Grande Récession de 2008 et, par conséquent, ont débuté leur carrière avec de bas salaires ou encore dans un domaine qui n’était pas le leur. De plus, les milléniaux sont plus endettés que les générations précédentes, ces dettes prenant la forme de prêts étudiants.

Un rapport de 2018 souligne que quatre milléniaux sur cinq qui ont un prêt étudiant ont affirmé que le remboursement de cette dette était « extrêmement » ou « très » important pour eux, et un sur cinq a indiqué que l’endettement était une préoccupation financière majeure.

Il n’est donc pas étonnant que vous deviez gratter les fonds de tiroirs afin de trouver un peu d’argent à investir pour votre avenir ou que vous hésitiez à utiliser votre argent durement gagné pour faire des placements qui comportent un certain degré de risque. En effet, le même rapport révèle que seulement un millénial sur deux investit.

La bonne nouvelle c’est que vous avez du temps devant vous et que vous pouvez compter entre autres sur les intérêts composés. Lorsqu’il s’agit d’investir, le plus tôt est le mieux.

Voici quelques conseils qui vous aideront à prendre de bonnes habitudes et que vous pouvez commencer à suivre dès maintenant pour atteindre vos objectifs financiers.

Habitude no 1 : Établir un budget

Les budgets ont mauvaise réputation. Beaucoup croient qu’ils les empêchent d’obtenir ce qu’ils veulent dans la vie. Au contraire, les budgets sont des outils qui vous aideront à obtenir ce que vous voulez. Il s’agit simplement de calculer le montant dont vous avez besoin pour couvrir vos dépenses et de vous assurer que vous ne dépensez pas plus que ce montant. Voici quelques étapes pour démarrer du bon pied :

  1. Calculez le montant dont vous avez besoin chaque mois pour vos besoins essentiels, comme le paiement de votre loyer ou de votre hypothèque, l’essence, les services publics, l’épicerie, la garderie et le remboursement de vos dettes, comme votre prêt étudiant (plus d’information sur les prêts étudiants ci-après).
  2. Ajoutez votre contribution à votre compte d’épargne d’urgence (voir ci-après).
  3. Calculez vos dépenses discrétionnaires – les besoins non essentiels, comme les loisirs, les sorties au restaurant et les cadeaux que vous pourriez avoir à acheter. Lorsque vous êtes serré, c’est ici que vous pouvez économiser.
  4. Une fois que vous connaissez le montant total dont vous avez besoin pour couvrir vos dépenses, déposez ce montant dans un compte distinct au début de chaque mois et utilisez-le pour payer toutes vos factures. À la fin du mois, votre solde devrait être près de zéro. Déposez le reste de votre paie dans un compte d’épargne. Il s’agit de la méthode du budget à base zéro.

Vous pouvez télécharger le guide Pour un budget équilibré et notre document Excel Budget mensuel pour démarrer du bon pied. N’oubliez pas de revoir votre budget régulièrement. Votre budget doit être suffisamment flexible pour couvrir les dépenses des vacances estivales et de la période des Fêtes, par exemple, moments où vos habitudes de dépenses sont susceptibles de changer.

Habitude no 2 : Créer un fonds d’urgence

La mise en place d’un fonds d’urgence vous aidera à faire face aux surprises sans vous endetter ni avoir recours à des prêts coûteux. Mettez de côté de petits montants de 15 ou 20 $ chaque semaine.
Essayez d’accumuler l’équivalent de trois à six mois de dépenses courantes dans un compte d’épargne distinct auquel vous pourrez accéder rapidement. L’objectif est d’y toucher seulement en cas de dilemme financier, comme une réparation de voiture imprévue ou une mise à pied. Il s’agit d’une habitude importante à prendre, puisque ces surprises ne vous laissent habituellement pas le temps d’ajuster votre budget.

Habitude no 3 : Faire des versements automatiques

Il n’est pas toujours facile d’épargner. Faire des versements automatiques peut atténuer le stress. Pensez à verser une partie de votre paie dans un compte d’épargne distinct. En utilisant un transfert automatique, vous ne risquez pas d’oublier d’effectuer le transfert ou de dépenser cet argent par mégarde.

Habitude no 4 : Faire un examen attentif de vos prêts étudiants

Examinez les modalités, les conditions et les diverses options de remboursement. Elles varieront selon qu’il s’agit d’un prêt d’une institution privée (comme une banque) ou d’un prêt fédéral ou provincial.

Déterminez le montant total à rembourser, le type de taux d’intérêt (dans certains cas, vous pouvez choisir entre un taux d’intérêt variable et un taux d’intérêt fixe), votre remboursement mensuel, et le temps qu’il faudra pour rembourser le solde. Si vous avez plus d’un prêt ou que vous avez une marge de crédit, il se peut que vous ayez plus d’une date d’échéance mensuelle.

Lorsque vous établissez votre plan pour rembourser votre prêt étudiant, pensez à ce qui suit :

  • Intégrer les remboursements du prêt à votre budget pour vous assurer de toujours être en mesure de faire le paiement minimal : Vous pouvez même adhérer aux versements automatiques auprès de votre institution financière.
  • Augmenter le montant de vos paiements mensuels : Si vous remboursez un montant supérieur à vos intérêts mensuels, la différence sera directement appliquée à votre principal, ce qui diminuera le montant total de votre prêt. Une façon facile d’y parvenir est d’arrondir votre paiement mensuel. Par exemple, si votre remboursement est de 236 $, arrondissez-le à 250 $.
  • Faire des paiements forfaitaires : Il s’agit de l’une des façons les plus rapides de rembourser votre dette et, par le fait même, de payer moins d’intérêt et de conserver plus d’argent dans vos poches.

Habitude no 5 : Tirer profit des intérêts composés

Les intérêts composés sont aussi appelés la huitième merveille du monde. Il s’agit d’intérêts versés sur le montant initial déposé et sur les intérêts qui ont été rapportés au cours des périodes précédentes. Par exemple, au cours de l’année 1, l’institution financière paie 5 $ d’intérêt sur un dépôt de 100 $. À l’année 2, elle paie de l’intérêt sur 105 $. Et ainsi de suite.

Vous croyez que vous n’avez pas assez d’argent pour commencer à investir? Grâce aux intérêts composés et parce que vous avez du temps devant vous, même un montant de 5 ou 10 $ par semaine suffit. Examinez votre budget. Peut-être constaterez-vous que vous pouvez épargner encore davantage. Par exemple, si vous apportez un lunch de la maison plutôt que d’aller au restaurant une fois au cours de la semaine, vous aurez au moins 10 $ à investir. Beaucoup de maisons de courtage et de plateformes de négociation sont accessibles, et elles n’exigent pas de dépôt minimal. Ces entreprises offrent souvent des options d’investissement assorties de faibles taux de commission ou frais de gestion, voire aucun. Beaucoup de ces entreprises offrent aussi des applications d’investissement pour votre téléphone intelligent (voir ci-après). Avant de placer votre argent auprès d’une maison de courtage de valeurs, n’oubliez pas de vérifier auprès de la FCNB si elle est inscrite.

Habitude no 6 : S’informer sur l’investissement

Vous ne devriez pas entreprendre de choisir des actions si vous n’êtes pas à l’aise de faire les recherches nécessaires sur la santé financière et les antécédents des entreprises. Beaucoup de produits d’investissement vous permettent d’investir dans un secteur général du marché sans payer de frais, ou très peu. Ces produits vous permettent de diversifier votre portefeuille et de répartir vos risques parmi différentes entreprises et différents secteurs de l’économie plutôt que de placer tout votre argent dans le titre d’une seule entreprise.

Si vous avez besoin d’aide pour bâtir votre portefeuille, vous pouvez aussi obtenir l’aide d’un robot-conseiller (voir notre billet de blogue sur les robots-conseillers) ou consulter un professionnel des finances, en vous assurant toujours qu’il est inscrit. Vous pouvez vérifier les inscriptions en visitant le site Web de la FCNB ou en vous servant du Moteur de recherche national de renseignement sur l’inscription.

Vous pouvez aussi avoir recours aux anciennes méthodes et vous rendre à votre bibliothèque locale ou visiter notre site Web pour consulter des documents éducatifs sur l’investissement.

Le mot de la fin

Parfois, il vous arrivera de ne pas respecter votre budget. L’établissement d’un budget est le travail de toute une vie. Chaque mois représente une nouvelle occasion de s’engager à nouveau à adopter ces habitudes. Et si vous y arrivez, il est important de vous récompenser.

Nous ne le dirons jamais assez : en ce moment, vous avez du temps devant vous, mais à mesure que les jours passent, c’est de moins en moins vrai. Si vous adoptez ces six habitudes pour vos finances personnelles, vous serez sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs financiers et pour rembourser vos prêts étudiants. N’oubliez pas qu’il ne faut pas que le mieux devienne l’ennemi du bien.



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Guide : cinq choses que vous devriez savoir sur l’exploitation financière
by FCNB-Fr on 


Guide : cinq choses que vous devriez savoir sur l’exploitation financière

N’importe qui peut être victime d’exploitation financière, mais les aînés, étant plus dépendants des autres et ayant une valeur nette plus importante, sont plus souvent ciblés. 

Voici certaines des formes les plus courantes d’exploitation financière :

  • Forcer une personne à accorder une procuration ou à céder le contrôle de ses biens;
  • Forcer une personne à vendre sa maison ou à modifier son testament;
  • Épuiser les économies d’une personne à son insu;
  • Dépenser les économies d’une personne en effectuant des achats qui ne sont pas avantageux pour elle;
  • Retenir des fonds, le chèque de pension ou tout autre revenu appartenant à la personne.

L’exploitation financière est particulièrement dommageable pour les personnes aînées du Nouveau-Brunswick, car celles-ci sont plus susceptibles de compter sur leurs épargnes ou leur revenu fixe pour payer leurs dépenses quotidiennes.

Voici cinq choses que vous devriez savoir sur l’exploitation financière :

1. Les répercussions de l’exploitation financière ne se limitent pas au portefeuille.

Être victime d’exploitation financière peut mener à l’isolement social, à la dépression, à l’anxiété et à d’autres problèmes de santé. En effet, les victimes ressentent souvent de la honte et de la gêne, ce qui les mène vers la dépression et l’anxiété. Plusieurs victimes perdent l’argent qu’elles auraient utilisé pour participer à des activités sociales et peuvent donc se retrouver isolées. L’exploitation financière peut influencer la capacité de la victime à payer ses médicaments.

2. La plupart des cas d’exploitation financière sont commis par des proches.

Les aînés sont habituellement victimes d’exploitation financière aux mains de personnes à qui elles devraient pouvoir se fier. Il s’agit souvent de gens comme leur conjoint, leurs enfants, d’autres membres de leur famille, des amis, des voisins ou leurs aidants. Les escrocs utilisent leurs liens avec la victime et la relation de confiance pour profiter d’elle. Ils comptent également sur le fait que leurs victimes ne les dénonceront probablement pas. La peur de la honte, de la gêne, des représailles ou de perdre le soutien dont ils bénéficient sont quelques-unes des raisons qui incitent les aînés à ne pas signaler l’exploitation financière.

3. N’importe qui peut être victime d’exploitation financière.

Un mythe assez répandu est qu’une personne qui a peu d’argent ne court pas de risque.

Il y a lieu de remettre en question cette affirmation. L’exploitation financière ne vise pas nécessairement d’importantes sommes d’un seul coup. Les montants en cause sont généralement petits. Les auteurs se disent que s’ils prennent de plus petites sommes, leurs gestes illicites passeront inaperçus.

Des gens se croient également à l’abri parce qu’ils ont toutes leurs facultés et gèrent encore leur argent. Il s’agit aussi d’un mythe. Les aînés qui ne souffrent pas de déficience cognitive et qui peuvent encore gérer leurs finances courent quand même le risque d’être victime d’exploitation financière. Ils ont autant de chance de tomber dans le filet de quelqu’un qui profitera de leur relation pour son propre gain.

4. L’exploitation financière laisse des traces.

Des signes physiques peuvent résulter de l’exploitation financière. Voici quelques signaux d’alarme à surveiller :

  • Peur inhabituelle d’une personne ou de gens en particulier, ou changement subit d’attitude à leur égard;
  • Changement d’apparence, hygiène négligée;
  • Accompagnement par une personne soignante qui est excessivement protectrice ou qui exerce une emprise inhabituelle;
  • Un changement dans la capacité d’accomplir ses activités quotidiennes, y compris prendre soin de soi-même, s’occuper de ses finances au jour le jour et gérer ses médicaments;
  • Incompatibilité entre le mode de vie et les moyens financiers.

Notre outil sur la façon de reconnaître l’exploitation financière contient de plus amples renseignements.

Des renseignements sur les signes avant-coureurs d’une diminution des compétences financières sont également disponibles.

5. Si vous soupçonnez qu’un aîné est victime d’exploitation financière, vous pouvez agir.

Si vous soupçonnez un cas d’exploitation financière, faites part de vos préoccupations à votre service de police local ou à la GRC.

Notre outil sur la façon de reconnaître l’exploitation financière contient de plus amples renseignements.



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Rompre le silence au sujet de l’exploitation financière des aînés
by FCNB-Fr on 


Rompre le silence au sujet de l’exploitation financière des aînés

Une fille nous a appelés, bouleversée.

Sa mère, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer, était décédée depuis peu. Une découverte, en faisant le ménage dans la chambre de sa mère dans la maison familiale, aggravait encore son deuil.

La boîte à bijoux de sa mère contenait de petites notes que son père avait écrites et attachées à chaque bijou pour rappeler à sa femme leur valeur sentimentale.

« Cette bague est ta bague de fiançailles. »

« Cette bague est ton alliance. »

« Je t’ai donné ce collier à la naissance de notre premier enfant. »

« Je t’ai donné cette bague à notre 25e anniversaire de mariage. »

La boîte contenait une douzaine de ces petites notes. Cependant, aucun bijou ne se trouvait dans la boîte. On les avait tous volés.
Il ne serait pas étonnant qu’une personne capable de voler ces précieux bijoux puisse également retenir le chèque de pension d’une femme âgée ou utiliser sa carte de crédit pour ses propres besoins. Elle pourrait aussi sans doute faire le plein d’essence de son véhicule en utilisant la carte de débit d’un aîné ou empocher ce billet de 10 dollars laissé sur sa table de nuit.

L’exploitation financière des aînés est l’utilisation à mauvais escient de l’argent ou des biens d’un aîné par la coercition ou par tout autre moyen, souvent par des enfants adultes, des parents, des aidants ou une personne en situation de confiance. Elle peut également prendre les formes suivantes :

  • utiliser une procuration à mauvais escient, par exemple, pour retirer de l’argent d’un compte à l’insu de son titulaire pour payer une dépense ne bénéficiant d’aucune façon à la personne à qui appartient l’argent;
  • encaisser des recettes de placements sans autorisation;
  • exercer des pressions sur une personne afin de lui faire signer des documents qu’elle n’a pas la capacité de comprendre;
  • contraindre ou obliger une personne à prêter de l’argent ou à vendre sa maison ou usage de tromperie à de telles fins;
  • contraindre et duper une personne pour l’inciter à vendre ses biens pour une somme beaucoup moins élevée que leur valeur;
  • duper une personne afin de l’amener à acquérir des produits de consommation et des produits financiers non adaptés à sa situation;
  • exercer des pressions sur une personne pour l’amener à fournir nourriture et hébergement, à faire le ménage ou à prendre soin des enfants sans rémunération;
  • forcer une personne à modifier le bénéficiaire dans son testament.

Ce genre de situation se produit plus souvent que nous voulons bien le croire et plus souvent que nous le pensons.

Dans le cadre de notre travail d’application de la loi,  nous entendons souvent d’accablants témoignages d’aînés qui ont été exploités financièrement. Ces cas sont beaucoup trop nombreux et nous nous attendons à qu’ils se multiplient avec le vieillissement de la population de la province.

Les aînés représentent présentement 19,9 % de la population du Nouveau-Brunswick, soit le pourcentage le plus élevé au pays. D’ici 2038, ce pourcentage devrait atteindre 31 %.

Nous vivons donc plus longtemps, mais voilà où le bât blesse : la recherche démontre bon nombre d’entre nous seront probablement atteints d’une maladie chronique, comme la démence. Selon la Société Alzheimer, 564 000 Canadiens sont atteints de démence aujourd’hui. Dans 15 ans, ce sera le cas de 937 000 Canadiens. Chaque année, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. 
Et pourtant, nous ne disposons pas de chiffres définitifs pour déterminer l’incidence véritable de l’exploitation financière des aînés au Canada. En fait, on appelle cette forme d’exploitation le « crime invisible du XXIe siècle », puisque, dans bien des cas, elle passe inaperçue et est passée sous silence. 

Dans le cadre d’une enquête provinciale réalisée par la FCNB en 2018, 24 % des adultes interrogés ont déclaré connaître personnellement un aîné ayant été ou ayant pu être victime d’exploitation financière. Cependant, 66 % de ceux qui connaissaient ou qui soupçonnaient un cas d’exploitation financière ne l’ont pas signalé, et citaient plusieurs obstacles les ayant empêchés de le faire. Dans de nombreux cas, ils ont déclaré ne pas savoir à qui s’adresser ou comment obtenir de l’aide.

L’absence d’une définition juridique de l’exploitation financière aggrave encore ce défi au Nouveau-Brunswick. Bien que les dispositions législatives de la province définissent la violence physique ou sexuelle, la cruauté mentale et la négligence, il n’existe aucune définition de l’exploitation financière dans les lois du Nouveau-Brunswick.

Un autre défi est posé par la résistance des victimes à signaler l’exploitation financière quand elle est perpétrée par un membre de la famille ou par un aidant par peur de subir des représailles, de perdre le soutien dont elles bénéficient, de perdre leur indépendance, ou parce qu’elles ont honte et parce qu’elles croient manquer d’autres options pour leurs soins.

Malheureusement, l’exploitation financière des aînés prospère quand elle est passée sous silence. Les coupables comptent sur le fait que leurs victimes ne les dénonceront probablement pas. Cependant, les conséquences sont loin de se limiter au portefeuille. Être victime d’exploitation financière peut mener à l’isolement social, à la dépression, à l’anxiété et à d’autres problèmes de santé.

En fait, le Centre for Disease Control des États-Unis a qualifié l’exploitation financière des aînés de « crise de santé ».

Nous devons briser le silence. Nous devons placer l’exploitation financière des aînés sur l’écran radar de chacun et agir avant tout de manière proactive pour la prévenir.

À la Commission des services financiers et des services aux consommateurs, nous nous efforçons d’être le fer de lance du changement.

Il y a un an, nous avons publié 15 recommandations à la suite d’une recherche et d’une consultation exhaustives dans toute la province.

Voici ce que nous avons notamment recommandé :

  • des modifications législatives afin de définir l’exploitation financière et des mesures de protection pour ceux qui en font le signalement;
  • le soutien des professionnels des secteurs concernés qui soupçonnent que leurs clients sont victimes d’exploitation financière;
  • des initiatives d’information pour accroître la sensibilisation à l’exploitation financière et aux mesures à prendre pour la combattre;
  • la collaboration entre les organismes pour lutter contre l’exploitation financière des aînés et des autres personnes vulnérables.

Depuis lors, nous nous sommes employés à mettre en œuvre ces recommandations. Nous avons conçu un plan pluriannuel de sensibilisation des aînés, qui renforce également notre stratégie d’information et de communication en améliorant la connaissance de la fraude et de l’exploitation financière des aînés et des autres adultes vulnérables. Nous avons donné des présentations aux aînés et à leurs aidants dans des foyers de soins, des églises, à des groupes communautaires et à des Cafés Alzheimer et nous avons lancé une campagne dans les médias sociaux sur l’importance de la planification successorale pour protéger vos actifs financiers. Nous avons distribué certaines de nos ressources imprimées dans les centres de Service Nouveau-Brunswick et dans les centres de ressources pour aînés de l’ensemble de la province et nous venons d’animer un événement pour nos secteurs réglementés qui comprenait une discussion d’un groupe d’experts sur l’exploitation financière des aînés. 

Nous continuons à nous concerter avec les autres organismes de réglementation du Canada et, à l’échelle internationale, sur les questions des aînés et des investisseurs vulnérables et sur les moyens que nous pouvons employer pour protéger les investisseurs âgés et vulnérables. Nous avons également participé à des comités internationaux, nationaux et provinciaux pour améliorer la protection des aînés contre l’exploitation financière.
Nous avons cependant tous un rôle à jouer.

Nous devons travailler ensemble en tant que collectivité pour protéger nos aînés et discuter de leur exploitation financière et des moyens de la contrer. Chacun d’entre nous doit être vigilant pour repérer les signes d’exploitation financière des aînés et tendre la main à un aîné isolé et vulnérable.

Les défis sont importants, mais l’urgence d’agir et les avantages de coordonner nos efforts sont tout aussi importants. Faisons tous notre part pour rompre le silence. 

Rick Hancox
Chef de la direction de la Commission des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick (FCNB)



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Comité des investisseurs informés : les robots-conseillers
by FCNB-Fr on 


Êtes-vous un investisseur informé?

Les investisseurs ont de plus en plus recours à des robots-conseillers pour les aider à gérer leurs portefeuilles. Il est facile et rapide de créer un compte avec un robot-conseiller à l’aide d’applications pour téléphone intelligent et de portails en ligne simples d’utilisation, ce qui contribue à leur popularité croissante. Si vous envisagez de faire appel à un robot-conseiller, prenez le temps de vous assurer que ce type de service correspond à vos besoins d’investissement à court et long terme.

Les robots conseillers, qu’est-ce que c’est?

Le terme « robot-conseiller » désigne les plateformes électroniques qui fournissent des services-conseils automatisés en matière d’investissement aux clients en se basant sur des algorithmes informatiques développés par les créateurs de la plateforme.
Les robots-conseillers s’appuient sur des algorithmes informatiques pour donner des conseils financiers et ainsi se substituer à des professionnels, pour proposer des services utiles à un coût relativement peu élevé.

Les robots-conseillers peuvent être discrétionnaires ou non : un client peut autoriser la plateforme à réaliser automatiquement des transactions en son nom ou peut lui retirer toute autorité et utiliser les conseils fournis comme simples recommandations pour prendre ses propres décisions en matière d’investissement.

Comment fonctionnent les robots-conseillers?

Il existe deux modèles principaux de robots-conseillers : les robots autonomes et les robots hybrides. Le modèle autonome est entièrement automatisé et ne permet pas (ou peu) aux clients de recevoir des conseils personnalisés en matière d’investissement de la part d’un conseiller financier professionnel.

Dans le cas d’un robot-conseiller autonome, les clients interagissent uniquement avec la plateforme électronique. Le modèle hybride prévoit l’ajout d’une dimension humaine à la plateforme, permettant aux clients de collaborer avec un conseiller financier professionnel en ligne ou en personne. Si les robots-conseillers hybrides ont généralement des honoraires plus élevés que ceux des robots-conseillers autonomes, ils peuvent toutefois personnaliser davantage le portefeuille de leurs clients et leur offrir des conseils personnalisés ou un confort personnel.

Aux États-Unis, les robots-conseillers peuvent fournir des services autonomes ou hybrides, tandis qu’au Canada, tous les robots-conseillers sont des hybrides. Dans les deux modèles, le niveau de service et la méthode de création du portefeuille peuvent varier considérablement. Avant d’investir, assurez-vous toujours que le type de service et le robot-conseiller que vous choisissez correspondent à vos besoins.

Les robots-conseillers sont-ils faits pour moi?

Avant de vous lancer, comparez les prix et renseignez-vous sur les différentes offres de produits d’investissement et structures de tarification des robots-conseillers. Ce n’est pas parce qu’un ami ou un proche utilise un certain service que ce service est aussi fait pour vous. Les robots-conseillers utilisent des algorithmes et des logiciels exclusifs pour créer votre portefeuille selon vos réponses à un questionnaire ou lors d’une entrevue avec un représentant de la société. Les programmes informatiques étant uniques, différents programmes peuvent faire des recommandations et réaliser des investissements très différents, même lorsqu’ils sont confrontés à des profils d’investisseur identiques.

Les facteurs à prendre en compte avant d’investir avec un robot-conseiller

Même si les robots-conseillers offrent un service qui vous permet d’adopter une approche plus passive à l’égard des placements, vous devriez continuer de surveiller et d’ajuster votre portefeuille selon vos besoins. Le fait de confier vos investissements à un robot-conseiller en vous déchargeant de toute responsabilité peut mener à des résultats inattendus ou indésirables. Il est également important, au moment de choisir un robot-conseiller, de savoir dans quelle mesure vous aurez besoin de vous procurer des conseils personnalisés ou d’échanger avec un conseiller financier professionnel.

Avant de choisir de recourir à un robot-conseiller, posez-vous les questions suivantes :

  • Le robot-conseiller établit-il un portefeuille en se fondant sur vos objectifs financiers tout en tenant compte de votre appétit pour le risque? Quand vous investissez, surveillez toujours vos investissements et assurez-vous que votre portefeuille correspond à vos besoins à court et long terme.
  • Connaissez-vous les types de produits d’investissement que le robot-conseiller utilisera pour constituer votre portefeuille? Ces produits vous conviennent-ils? Avant d’investir, effectuez des recherches pour comprendre les produits d’investissement utilisés par le robot-conseiller que vous envisagez de retenir.
  • Aimez-vous échanger des idées ou poser des questions au moment de faire appel à un conseiller financier? Si c’est le cas, vous devez bien comprendre le niveau d’interaction humaine que vous obtiendrez avec le robot-conseiller que vous souhaitez utiliser.
  • Souhaitez-vous pouvoir prendre des décisions en fonction des fluctuations du marché? Avec un robot-conseiller, vous pourriez ne pas pouvoir acheter ou vendre des titres dans votre compte au gré des fluctuations du marché.
  • Vous interrogez-vous sur les conséquences fiscales éventuelles de vos pertes et de vos gains? En tant qu’investisseur, vous devriez tenir compte de votre situation fiscale annuelle. Vous pourriez vouloir parler à un conseiller en fiscalité pour mieux comprendre les répercussions du recours à un robot-conseiller.
  • Connaissez-vous la structure de tarification et le modèle de rémunération du robot-conseiller et ceux-ci vous conviennent-ils? Vous devriez savoir combien coûtent les services du robot-conseiller et quelle incidence ces coûts auront sur vos gains au fil du temps.

Se protéger et s’informer

  • Vérifiez l’inscription de chaque robot-conseiller. Les sociétés qui proposent des services-conseils aux États-Unis sont généralement inscrites auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) ou auprès d’un ou plusieurs organismes de réglementation nationaux. Au Canada, les robots-conseillers doivent être inscrits auprès des organismes de réglementation des provinces où ils mènent leurs activités. Consultez la base de données Investment Adviser Public Disclosure de la SEC ou le système BrokerCheck de la FINRA pour vérifier l’inscription des robots-conseillers aux États-Unis. Au Canada, utilisez le Moteur de recherche national de renseignements sur l’inscription.
  • Consultez l’historique disciplinaire. Les sociétés de robots-conseillers aux États-Unis et au Canada doivent être conformes aux lois de la province ou du territoire où elles mènent leurs activités. Vérifiez les antécédents de la société avec laquelle vous envisagez de travailler pour savoir si elle a fait l’objet d’une sanction disciplinaire.
  • Renseignez-vous sur la société et ses dirigeants. Consultez les antécédents et l’expérience des dirigeants de la société. Assurez-vous que vous êtes à l’aise avec les personnes qui orientent la stratégie d’investissement et commerciale de la société à laquelle vous envisagez de faire appel. Vous pouvez également vous renseigner sur différents sujets, comme la stratégie commerciale globale de l’entreprise, les déclarations de ses dirigeants, les questions opérationnelles ou les plaintes des clients.
  • Lisez les avis des clients en ligne. Les avis en ligne vous donneront une idée des points positifs et négatifs du service. Vous pouvez vous faire une idée de la satisfaction des clients (actuels ou anciens) à l’égard de la société avec laquelle vous comptez faire affaire et des services qu’elle fournit. Vous devez toutefois comprendre que le rendement d’un portefeuille est propre à chaque investisseur.

En résumé

Les robots-conseillers sont relativement nouveaux dans l’univers de l’investissement. Comme pour n’importe quel nouveau service, vous devez effectuer des recherches approfondies pour vous assurer que les services proposés sont adaptés à vos besoins en matière d’investissement. Avant de prendre une décision financière, posez des questions et cherchez des réponses. Pour en savoir plus, communiquez avec l’organisme de réglementation de votre État ou de votre province.  Les coordonnées sont disponibles sur le site Internet de la NASAA, ici.

  


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Avis aux investisseurs informés : La vente croisée
by FCNB-Fr on 



Êtes vous un investisseur informé?

La vente croisée

La pratique de la vente croisée des banques et des sociétés de placement est une préoccupation grandissante des organismes de réglementation des valeurs mobilières. Dans le meilleur des cas, il s’agit d’une façon pour les banques ou les sociétés d’informer leurs clients sur leurs produits et services financiers. Dans le pire des cas, cette technique de vente peut abuser de la confiance de fidèles clients.

Qu’est-ce que la vente croisée?

La vente croisée s’apparente à la vente incitative. C’est une technique qui incite les investisseurs à acheter des produits connexes à leur placement original. Cette pratique, qui peut procurer une valeur ajoutée au consommateur et un plus grand revenu au conseiller, peut s’avérer avantageuse pour les deux parties, sans engendrer de coûts supplémentaires de marketing. Les conseillers peuvent cependant tenter de mousser la vente d’un produit qu’ils ne connaissent pas bien ou d’un produit non inscrit, ce qui peut avoir des conséquences négatives dans bien des cas.

Quelle forme peut prendre la technique de vente croisée?

Imaginons qu’un conseiller ou un représentant d’une banque approche un client existant pour lui présenter une nouvelle possibilité de placement auprès de la société de placement ou de la banque. Dans ce scénario, le conseiller ou le représentant de la banque utiliserait la bonne relation actuelle pour inciter le client à augmenter son placement ou à acheter un nouveau produit.

Les sociétés de services financiers estiment qu’il s’agit là d’une stratégie de marketing honnête et très efficace qui consiste simplement à informer le client des produits et services offerts. Cependant, on a signalé que la vente croisée pouvait être utilisée de façon abusive pour persuader un client, particulièrement si celui-ci est dans une situation financière précaire, est âgé, si ses capacités sont diminuées ou s’il peut facilement être influencé par les tactiques de vente. Si un conseiller ou un représentant d’une banque n’agit pas dans l’intérêt supérieur du client, on pourrait considérer alors qu’il viole son obligation fiduciaire.

À plusieurs reprises, des employés de banque ont incité des clients âgés à faire affaire avec les sociétés de courtage associées à leur banque qui ont suggéré aux clients de vendre des dépôts à terme pour investir leur argent dans des véhicules de placement plus risqués.

EXEMPLE :
Le conseiller en placement A, un ancien conseiller en assurance dont le permis a été suspendu, s’est associé au conseiller en placement B pour continuer à travailler avec ses clients.

Le conseiller B propose des polices d’assurance, et le conseiller A des occasions d’investissement privé.

La vente croisée est utilisée pour offrir les investissements privés aux clients. Ni le conseiller B ni le produit d’investissement privé n’est inscrit.

Cette pratique profite aux conseillers A et B en raison de la relation de confiance déjà établie avec leurs clients.

Signaux d’alarme à surveiller

Spécialistes des placements et placements non inscrits. Les législations fédérales, provinciales et des États exigent que les placements et les spécialistes des placements soient inscrits ou soient dispensés de l’inscription. Si le professionnel ou le produit d’investissement n’est pas inscrit, vous devriez vous renseigner davantage.

Tactiques de vente agressives. Les expressions « occasion d’une vie », « il faut se décider maintenant » ou « disponibilité limitée » sont utilisées dans des tactiques de vente sous pression afin de susciter un faux sentiment d’urgence chez les investisseurs.

Rendement élevé sans risque ou presque. C’est un signe de fraude classique. Méfiez-vous de tout investissement soi-disant sans risque.

Occasion d’investissement non sollicitée. Questionnez-vous sur la motivation de votre interlocuteur si on vous propose une occasion d’investissement alors que vous n’avez pas demandé de renseignements au fournisseur.

Peu d’information, aucun document écrit. Les placements légitimes devraient être confirmés par écrit. Les notices d’offres bâclées (comme des documents contenant des erreurs de grammaire ou qui semblent avoir été préparés à la hâte) sont des indices que la proposition pourrait être une escroquerie.

Comment vous protéger

Vérifiez le sérieux de votre conseiller financier et des notices d’offre dans la base de données BrokerCheck de FINRA (en anglais) ou auprès de l’organisme de réglementation des valeurs mobilières de votre province ou de votre État. Peu importe depuis combien de temps vous connaissez quelqu’un ou faites affaire avec un conseiller, il est important de prendre le temps de vérifier la conformité et la validité du permis de cette personne.

Posez des questions au sujet du placement et renseignez-vous sur cette prétendue occasion de placement : comment le placement générera-t-il des revenus, quel est le calendrier de versements, quels sont les coûts afférents et quelle sera la commission de votre conseiller? Demandez l’aide d’un professionnel de la finance, d’un comptable ou d’un avocat indépendant du conseiller ou de la banque qui propose le placement pour vous aider à déterminer si le placement vous convient.

Méfiez-vous des tactiques de vente sous pression. Les escrocs utilisent des arguments de vente qui semblent trop beaux pour être vrais pour convaincre leurs victimes. Sachez que tous les investissements présentent des risques et qu’en général, plus le rendement est élevé, plus le risque est élevé. Si on communique avec vous de façon inattendue, méfiez-vous, particulièrement si on vous demande de ne pas parler du placement. Enfin, résistez à la pression d’investir rapidement. Tout professionnel en placement digne de confiance devrait respecter votre démarche, vous permettre de vous renseigner et ne pas exiger une réponse immédiate.

En résumé

La vente croisée est une technique de vente très fréquente et elle est de plus en plus utilisée dans les milieux bancaire et financier. Les investisseurs peuvent facilement être persuadés d’investir dans des produits qui ne leur conviennent pas. Portez attention aux arguments de vente douteux. Avant de prendre une décision financière, posez des questions et cherchez des réponses. Pour en savoir plus, communiquez avec l’organisme de réglementation de votre État ou de votre province. Vous trouverez les coordonnées sur le site Internet de la NASAA (en anglais).

   




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Comment reconnaître la diminution des compétences financières chez les personnes âgées et aider à prévenir l’exploitation financière
by FCNB-Fr on 


Comment reconnaître la diminution des compétences financières chez les personnes âgées et aider à prévenir l’exploitation financière

 

N'importe qui peut être victime d'exploitation financière. Toutefois, nous devenons de moins en moins autonomes avec l’âge et cela nous rend plus vulnérables à l’influence ou aux pressions de notre entourage. Cette situation crée les conditions propices à l’exploitation financière. Le risque est encore plus élevé chez les personnes qui souffrent d’un trouble cognitif, comme la maladie d’Alzheimer ou la démence, car ces personnes dépendent grandement du soutien d’autrui.

 

Une perte financière grave peut avoir des effets dévastateurs quand la victime est une personne âgée qui peine à retrouver sa stabilité financière. L’incidence de la fraude et de l’exploitation financières ne se limite pas aux soucis financiers. Bien souvent, la victime ne sait plus à qui se fier, elle s’éloigne de ses amis et peut développer des problèmes de santé comme la dépression et l’anxiété.

 

Selon Statistique Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse affichent le plus haut pourcentage de personnes âgées au Canada (19 %). C’est un rappel de l’importance pour les aînés néo-brunswickois d’assurer leur avenir financier, d’apprendre à reconnaître les signes d’exploitation financière et de savoir comment obtenir de l’aide en cas d’exploitation financière.

 

À quoi peut ressembler l’exploitation financière des personnes âgées?

L'exploitation financière est l’utilisation abusive de fonds ou de biens. Il peut s’agir d’un vol pur et simple, de l’abus des pouvoirs conférés au mandataire d’une procuration, du mauvais usage de l’argent d’une personne âgée ou le fait de recommander des produits de placement frauduleux ou qui ne conviennent pas aux personnes âgées. En voici des formes courantes :

•    Forcer une personne à accorder une procuration ou à céder le contrôle de ses biens;

•    Forcer une personne à vendre sa maison ou à modifier son testament;

•    Épuiser les économies d’une personne à son insu;

•    Dépenser les économies d’une personne en effectuant des achats qui ne sont pas avantageux pour elle;

•    Retenir des fonds, le chèque de pension ou tout autre revenu appartenant à la personne.

 

La fraude liée à l’investissement est courante chez les personnes âgées

Au Nouveau-Brunswick, les vecteurs privilégiés par les fraudeurs pour aborder leurs victimes sont le téléphone, le courrier électronique, les amis, la famille ou les collègues. Une possibilité de placement frauduleuse peut présenter les caractéristiques suivantes :

•    Une personne communique avec vous à l’improviste pour vous proposer une « excellente possibilité de placement »;

•    On vous promet un placement à rendement élevé ou garanti tout en étant à faible risque;   

•    On vous presse à agir rapidement;

•    La personne qui vend le placement réagit négativement aux questions que vous lui posez ou elle tarde à y répondre.

 

Les aînés peuvent se protéger de la fraude financière de plusieurs façons. Ils peuvent tout simplement raccrocher lorsqu’ils reçoivent des appels de sollicitation, ou bien ignorer toute demande de renseignements financiers ou toute offre de placement de la part d’un étranger.

 

L’exploitation financière n’est pas toujours intentionnelle

Le fait de devoir assumer soudainement le rôle de principale personne soignante d’un être cher peut entraîner un déluge d’émotions et de responsabilités. Le moins que l'on puisse dire, c’est que la situation peut sembler accablante. Et lorsqu’à cela s’ajoute une méconnaissance des questions et des obligations financières ou l’absence de soutien pour la personne soignante, l’utilisation abusive des fonds peut être involontaire. Il ne faut pas avoir peur de demander l’aide d’un professionnel de la finance. De plus, la FCNB offre des ressources documentaires sur la gestion des finances personnelles qui pourraient vous être utiles. La génération sandwich — Êtes-vous pris au milieu? propose un aide-mémoire des éléments à prendre en compte. 

 

L’exploitation financière peut se manifester de différentes façons :

Si vous observez l’un des comportements suivants chez un proche, il pourrait déjà être victime d’exploitation financière.

•    Un inconnu ou une personne qui ne vous inspire pas confiance demande l’accès au compte bancaire de votre proche ou veut être désigné dans sa procuration.

•    Votre proche se sent obligé de donner de l’argent alors qu’il sait qu’il ne devrait pas le faire.

•    Votre proche ne comprend pas où son argent s’en va ou constate des transactions bancaires inhabituelles.

•    Modification soudaine de son testament;

•    Peur inhabituelle ou changement brusque d’attitude en présence d’une personne en particulier.

•    Changement d’apparence ou une hygiène négligée.

•    Accompagnement par une personne soignante qui est excessivement protectrice.

•    Changement dans la capacité d'accomplir ses activités quotidiennes, y compris de prendre soin de soi-même, de s'occuper de ses finances au jour le jour et de gérer ses médicaments.

•    Le mode de vie ne correspond pas aux moyens financiers.

 

Si vous avez des doutes quant à la légitimité ou la convenance d’un placement, vous pouvez le signaler à la FCNB en composant le 1-866-933-2222 ou au moyen de notre formulaire en ligne. Les autres formes d’exploitation financière doivent être signalées à votre service de police régional ou à la GRC.

 

Les signes d’une perte cognitive

Lorsqu’une personne souffre d’une perte cognitive, elle est plus susceptible d’être victime d’une fraude financière. Voici des signes qui pourraient indiquer que votre proche est en perte d’autonomie cognitive et qu’il a peut-être besoin d’aide, avant qu’il éprouve des difficultés financières.


•    Vous retrouvez beaucoup de courrier qui n’a pas été ouvert.

•    Les tâches financières habituelles, comme le paiement des factures, nécessitent plus de temps.

•    La même facture est payée plusieurs fois, tandis que d’autres demeurent impayées.

•    Une diminution des compétences en mathématiques, comme le calcul des taxes à l’achat d’un article.

•    Sa compréhension des concepts financiers comme les taux d’intérêt diminuent.

•    Vous remarquez des achats inhabituels.

•    Son portefeuille de placements change et ne concorde plus à son niveau de tolérance au risque.

•    La maison est en désordre, alors qu’il est habituellement ordonné.

•    Il appelle fréquemment sa banque parce qu’il a oublié son NIP.

 

Notre brochure Parlons d’argent! L’exploitation financière offre des conseils sur la façon d’engager une discussion sur les questions financières que vous souhaitez aborder.  

 

Comment aider à protéger les personnes âgées dans votre vie

Si vous avez un parent ou un proche dont les ressources financières diminuent, ou si vous craignez qu’un parent ou un proche puisse être aux prises avec un tel problème à l’avenir, les conseils suivants pourraient être utiles :  

•    Discutez ouvertement d’investissements ou d'autres questions financières le plus tôt possible.

•    Aidez votre parent ou votre ami à gérer ses finances, s’il le demande et s’il accepte votre aide.

•    Si un membre de votre famille ou un ami vous a demandé de gérer ses finances ou ses biens, assurez-vous de bien comprendre vos responsabilités et votre rôle pour le protéger contre l’exploitation financière. La FCNB a préparé une brochure qui s’adresse aux mandataires de procuration. Téléchargez votre exemplaire gratuit ici.

 

Comment avoir une conversation difficile au sujet des finances avec ses parents vieillissants

La gestion responsable de l’argent n’est pas le sujet de conversation le plus facile à aborder avec ses parents. De nombreux aînés n’aiment pas parler de leur situation financière. Le fait de divulguer des informations financières personnelles peut leur donner l’impression de perdre le contrôle de leur vie. Malheureusement, de nombreux enfants d’âge adulte évitent cette conversation, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

 

Un moment propice pour aborder le sujet est lors des rencontres de famille. Cela permet de s’assurer que tous les membres de la famille immédiate sont sur la même longueur d’onde en ce qui a trait aux finances des parents. Commencez la conversation en douceur, en exposant la situation comme une demande d’aide de votre part : si quelque chose de grave survenait, vous ne sauriez pas comment les aider.

 

Au cours de la réunion de famille, posez les questions suivantes et abordez les sujets suivants :

•    Avez-vous un testament, une fiducie ou un autre document juridique? Est-il à jour? Une révision est-elle nécessaire à la lumière d’un changement de circonstances, comme le décès d’un bénéficiaire?

•    Avez-vous donné une procuration à quelqu’un? Sinon, envisagez de le faire. Une procuration est un document juridique qui habilite une personne à prendre des décisions en votre nom si vous devenez incapable de le faire vous-même.

•    Avez-vous envisagé de nommer une personne à contacter en cas d’urgence, comme un fils ou une fille, et d’autoriser votre planificateur financier à communiquer avec cette personne dans l’éventualité où il observerait des signes de pertes cognitives?

•    Avez-vous une directive préalable en matière de soins de santé? Il s’agit d’un document qui vous permet d’exprimer vos volontés concernant les décisions liées à vos soins de santé, au cas où vous ne seriez pas capable de participer à ces décisions.

•    Parlez des escroqueries courantes qui ciblent les aînés. Cela aidera vos parents à reconnaître, à éviter et à signaler l’exploitation financière. De nombreux sites Web, comme celui de FCNB.ca, fournissent de l’information sur les escroqueries et les fraudes courantes au Nouveau-Brunswick.

•    Si vos parents sont particulièrement vulnérables, vous pourriez leur proposer de revoir périodiquement leurs états de compte bancaire avec eux.

•    Restez à l’affut des nouveaux amis qui semblent toujours revenir dans leurs conversations. L’isolement est un important facteur qui contribue à l’exploitation financière des aînées, et certains escrocs exploitent cette vulnérabilité.

•    Établissez un mot de passe dans votre famille. Ainsi, lorsque vos parents reçoivent un appel de quelqu’un qui se fait passer pour un petit-fils et demande un prêt de 10 000 $, ils peuvent demander le mot de passe pour vérifier son identité.

 

Comment se protéger en vieillissant

Tout le monde vieillit, même vous. Cela dit, il n’y a pas d’âge pour apprendre à se protéger financièrement. Voici quelques conseils pour vous aider à vieillir l’esprit tranquille et à parer à toutes les éventualités :

•    Organisez vos documents importants à l’aide de notre gestionnaire de documents que vous trouverez sur notre site Web.

•    Fournissez à vos professionnels des finances les coordonnées de personnes-ressources de confiance.

•    Pensez à nommer un mandataire perpétuel (procuration perpétuelle ou permanente) et à rédiger un testament dans le cadre d’un plan successoral. (Une procuration perpétuelle permet au mandataire de continuer à agir en votre nom même si vous perdez vos facultés mentales et que vous ne pouvez plus gérer vos propres affaires. C’est ce qu’on appelle également une procuration permanente.)

•    Tenez vos affaires à jour et passez-les périodiquement en revue pour être certain que vos plans reflètent toujours votre situation actuelle.

 

Vous pouvez le faire!

Gérer vos finances de manière responsable peut être difficile même dans les meilleures circonstances. Même les jeunes personnes qui possèdent des compétences financières peuvent être victimes de fraudes financières. Malheureusement, le déclin des compétences financières et de la santé fait partie du vieillissement normal pour la plupart des gens. Nous espérons que ce guide vous aidera à préparer la voie vers un avenir financièrement stable.


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Comment inculquer des notions financières à ses enfants
by FCNB-Fr on 


Comment inculquer des notions financières à ses enfants

Enseigner les notions de base de la gestion financière à ses enfants est aussi important que de les aider en lecture, en écriture et en mathématiques. La littératie financière est une habileté fondamentale. Les enfants n’adoptent pas automatiquement de bonnes habitudes financières. Elles doivent leur être enseignées et il n’est jamais trop tôt pour le faire.

Si vous avez essayé d’inculquer la valeur de l’argent à votre enfant et vous êtes senti dépassé, ne vous inquiétez pas. Vous n’êtes pas le seul. En effet, de nombreux Néo-Brunswickois nous ont fait savoir qu’ils ne savent par quel bout commencer lorsqu’ils essaient de parler d’argent avec leurs enfants.

Parler d’argent ne devrait pas être intimidant ou compliqué. Parler d’argent aux enfants peut facilement être intégré dans les activités familiales quotidiennes. Les parents auront tout avantage à se servir des moments propices à l’apprentissage. Faire les courses, planifier un voyage ou aller à la banque sont des occasions d’initier son enfant aux concepts de gestion financière, de lui expliquer la différence entre les besoins et les désirs et de parler de l’épargne, des dépenses et des choix budgétaires. Une question toute simple ou un bref commentaire sur quelque chose qu’il voit quotidiennement peut ouvrir la porte à une discussion plus approfondie.

Et rappelez-vous de toujours donner l’exemple. Les enfants sont de fins observateurs et cherchent à imiter vos comportements! Pour vérifier votre santé financière, regardez la vidéo J’en vaux le coût. Elle fournit d’excellentes stratégies et de précieux conseils qui peuvent vous aider à planifier votre avenir financier et vous inciter à dépenser en fonction de vos valeurs ou de ce qui vous tient le plus à cœur dans la vie.

Voici quelques astuces et idées sur la façon d’initier votre enfant à la littératie financière afin qu’il devienne un adolescent et un adulte sûr de lui en matière de gestion financière. Parler d’objectifs financiers et d’épargnes

Aidez votre enfant à prendre des décisions éclairées en matière de dépenses en lui montrant comment fixer des objectifs financiers. La prochaine fois que votre enfant vous demandera de lui acheter quelque chose de nouveau, profitez-en pour lui enseigner une leçon financière! Qu’il s’agisse d’un iPad, d’un nouveau jouet, de vêtements de marque populaire ou d’équipement de sport, encouragez votre enfant à se fixer un objectif d’épargne afin qu’il puisse s’acheter lui-même l’article désiré, ou du moins en payer une partie.

Utilisez le gabarit d’établissement des objectifs à la page 55 du guide Faites que ça compte afin de l’aider à dresser un plan pour atteindre ses objectifs et faire le suivi de ses progrès. Il faut toutefois que votre enfant prenne plaisir à établir un budget. S’il ne profite jamais de ses économies durement accumulées, il ne respectera pas son plan d’épargne. Récompensez-le d’avoir respecté son plan et montrez-lui qu’il peut avoir du plaisir tout en utilisant judicieusement son argent! Télécharger l’activité d’établissement d’objectifs.

Enseignez-lui à faire le suivi de son argent

Certains enfants commencent très tôt à recevoir ou à gagner de l’argent (argent de poche, cadeaux, menus travaux comme garder des enfants, etc.). Dès que votre enfant commence à recevoir de l’argent, aidez-le à en faire le suivi. Vous pouvez l’aider en lui montrant comment dresser un budget. Télécharger l’activité liée à l’établissement d’un budget.

Aidez votre enfant à faire le suivi de ses revenus et de ses dépenses. Utilisez le budget mensuel à la page 51 du guide Faites que ça compte. À la fin du mois, regardez ensemble son budget et discutez des achats dont il est fier, de ceux qu’il regrette, ainsi que des raisons pour lesquelles il éprouve de la fierté ou des regrets. Pour l’enfant, faire le suivi de ses dépenses peut s’avérer une expérience révélatrice. Le fait de constater où va son argent peut l’aider à dépenser plus judicieusement à l’avenir.

Une fois qu’il a appris à surveiller ses dépenses, passez à l’étape suivante, en lui montrant comment mettre de l’argent de côté et planifier ses dépenses pour le mois suivant.

Emmener votre enfant faire l’épicerie avec vous peut être une occasion d’aborder la question des achats impulsifs et du respect d’un budget. Magasinez en utilisant une liste et montrez-lui que vous vous contentez d’acheter les articles qui y apparaissent. Lorsqu’il voudra acheter une boîte de bonbons à la caisse, parlez-lui de l’importance de respecter la liste pour ne pas dépenser plus d’argent que vous en avez. 

Expliquer la saine utilisation des cartes de crédit et de débit

Les enfants sont de moins en moins exposés à l’argent liquide, et les transactions par carte de crédit et carte de débit rendent plus floue la mesure des sommes dépensées. Une carte de débit ou de crédit prépayée peut constituer une façon moins risquée d’habituer l’enfant plus âgé à consommer en utilisant simplement un bout de plastique. Cela peut contribuer à renforcer le sentiment qu’une carte de débit ou de crédit n’est pas une source inépuisable d’argent.

Cinq principes à enseigner à ses enfants à propos du crédit :

  • Il faut avoir en place un plan de remboursement bien défini. À court terme, il peut être utile de contracter une dette, mais il faut s’assurer de ne pas emprunter plus d’argent qu’on peut se permettre. Il faut également considérer d’autres options, comme économiser en vue d’un achat avant de présenter impulsivement sa carte de crédit à la caisse.
  • Le crédit n’est pas une source d’argent gratuit. C’est tout le contraire. Emprunter de l’argent coûte encore plus cher, car il faut rembourser la somme empruntée ainsi que les intérêts accumulés.
  • Il est uniquement judicieux d’emprunter de l’argent pour acheter des articles dans certaines circonstances. Les cartes de crédit sont utiles pour effectuer des achats en ligne qui respectent son budget. Utiliser une carte de crédit pour faire d’autres achats pourrait s’avérer inopportun, à moins d’avoir préparé son budget de manière à rembourser la totalité du coût d’achat de l’article.
  • Il faut réfléchir à la durée de vie d’un article avant de l’acheter à crédit. Par exemple, il n’est peut-être pas judicieux d’emprunter de l’argent pour acheter un jeu vidéo avec lequel vous pensez jouer trois mois, mais que vous devrez rembourser pendant cinq mois.
  • Il faut réfléchir à la valeur que l’on accorde soi-même au produit. L’enseignement de ce principe offre une belle occasion de parler des besoins et des désirs avec ses enfants et de les faire réfléchir à la valeur de l’argent.

Enseigner aux enfants que l’argent peut être amusant.

Une saine gestion financière est importante, certes, mais il faut aussi savoir en profiter si on ne veut pas que le fait d’épargner devienne une corvée. Cela dit, il est très facile de trop dépenser pour se divertir. Par exemple, une soirée au cinéma pour une famille de quatre peut facilement coûter 80 $ ou plus! Montrez à votre enfant qu’il est possible de s’amuser tout en faisant attention à ses économies. Télécharger l’activité sur les dépenses de loisirs.

Conseils à l’intention des étudiants

Entre les frais de scolarité, les livres, les frais de subsistance et les autres factures, terminer des études postsecondaires sans s’endetter lourdement peut être un grand défi, mais ce n’est pas impossible. Nous vous proposons plusieurs moyens d’économiser et de gérer votre argent pendant que vous êtes aux études afin de réduire vos sources de stress. Les voici :

  • Présentez des demandes pour le plus de bourses et de subventions possible. Chaque année au Canada des millions de dollars ne sont pas attribués. Voici quelques sites pour amorcer les recherches :
  • Commencez à établir votre budget à l’aide de notre outil destiné aux étudiants. Ne perdez pas de vue le montant d’argent dont vous disposez, la somme que vous devez dépenser et celle que vous pouvez dépenser. 
  • Achetez des livres usagés ou empruntez-les à la bibliothèque. Plusieurs universités ont des pages Facebook sur lesquelles les étudiants peuvent vendre leurs livres usagés ou encore demander un livre en particulier.
  • Ne faites jamais l’épicerie quand vous avez faim. Vous risquez de dépenser plus d’argent et de faire des achats impulsifs qui feront un trou dans votre budget.
  • N’achetez pas les produits de marques réputées. La plupart des produits sans nom contiennent les mêmes ingrédients, mais coûtent beaucoup moins cher.
  • Essayez de limiter les sorties au restaurant. La plupart des collèges et universités offrent des forfaits de repas. Vérifiez ce qu’offre votre établissement d’enseignement afin de trouver le forfait qui correspond à vos besoins.
  • Si vous fréquentez souvent un magasin en particulier, pensez à demander une carte de membre ou de fidélité. Certains détaillants offrent des cartes de fidélité qui vous font économiser grâce à des rabais ou d’autres avantages.

N’oubliez pas : il n’est jamais trop tôt pour inculquer de bonnes habitudes financières à ses enfants! J’espère que les conseils et suggestions présentés vous aideront à amorcer le dialogue avec votre enfant au sujet de l’argent. Les enfants d’aujourd’hui sont les consommateurs avertis de demain! Assurons-nous de bien les outiller.



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Votre budget inspire-t-il la joie?
by FCNB-Fr on 


Votre budget inspire-t-il la joie?

Avez-vous succombé à la fascination pour le désencombrement qui s’est emparée des médias sociaux, des blogues et des écrans de télévision du monde entier ces derniers temps?  Vous vous apprêtez peut-être à faire votre grand ménage du printemps? Si c’est le cas, vous êtes-vous demandé si votre budget « inspirait la joie »? Même si vous ne devez pas simplement jeter votre budget à la poubelle parce qu’il ne respecte pas les critères de la célèbre méthode KonMari, vous pouvez certainement utiliser quelques-uns des conseils ci-dessous afin de mettre un peu d’ordre dans vos finances. 

1 – Faites le suivi de vos dépenses
Prenez en note toutes les dépenses que vous faites au cours de la journée. Utilisez une application, un carnet de notes, conservez vos reçus ou utilisez des papillons adhésifs. Adoptez la méthode qui fonctionne pour vous. Beaucoup de vilaines habitudes de dépenses vous sauteront probablement aux yeux, et vous pourrez alors prendre des mesures pour vous en débarrasser. Par exemple, j'ai constaté que je dépensais environ 35 $ par semaine pour du café à emporter (presque 1 700 $ par année! Je suis donc allée m’acheter une machine à café programmable à 25 $. Désormais, je peux non seulement déguster ma dose quotidienne dans le confort de mon foyer et me réveiller à l'arôme du café frais chaque matin, mais, en plus, j’économise environ 1 600 $ par année.

2 – Mettez de l’ordre dans vos factures
Êtes-vous submergé par la paperasse et les courriels à un point tel que vous n’arrivez pas à payer vos factures à temps? Même si vous avez l’argent nécessaire pour faire vos paiements au bon moment, votre manque d’organisation peut vous occasionner des frais de retard élevés. Simplifiez le processus de paiement de vos factures en demandant à vos fournisseurs de services d’harmoniser vos dates de facturation à votre jour de paye. Programmez ensuite les paiements en ligne pour qu’ils se fassent automatiquement le jour où les factures sont exigibles. De cette manière, vos factures seront toujours réglées à temps, sans que vous ayez à vous rendre dans un centre de paiement ou à envoyer un chèque par la poste. Et bien sûr, fini les frais de retard!  

3 – Planifiez vos repas
Avez-vous l’impression que votre facture d’épicerie ne cesse d’augmenter? Aller faire les courses sans liste d’épicerie ou quand vous avez faim peut faire gonfler votre facture. Afin de bien respecter votre budget pour l’alimentation, prenez une demi-heure pour vous asseoir et planifier vos repas pour la semaine avant de vous rendre à l’épicerie. Magasinez d’abord dans vos armoires et votre garde-manger et élaborez votre menu en fonction de ce que vous avez déjà à la maison. Organisez votre cuisine afin d’avoir une idée des aliments que vous avez, dressez une liste de ce qu’il vous manque et tenez-vous-en à cette liste. À l’épicerie, utilisez la devise « si j’en avais besoin, ce serait déjà sur la liste » pour résister à la tentation. Cette devise me permet de respecter un budget de 150 $ par semaine pour une famille de 3. 

4 – Adoptez une nouvelle attitude
J'adore magasiner. Décoration intérieure, vêtements, matériel d'art et d'artisanat, et j'en passe. Pour tenter de mettre un frein à mes achats impulsifs (et réduire l’encombrement et les remords de l’acheteur qu’entraînent mes folles dépenses), je ne me demande pas si tel ou tel article « m’inspire de la joie », mais bien si j’en AI BESOIN ou si je le VEUX simplement. J’essaie de déterminer la valeur que l’article apportera dans ma vie et où il ira dans ma maison (dans un effort soutenu pour réduire le fouillis). Si je suis toujours indécise, comme critère final, j'examine le prix en heures de travail. Je me demande : « si j’achète ce jeans à 90 $, combien d’heures devrai-je travailler pour le rembourser? » Cette technique m’a vraiment aidé à éviter les achats impulsifs, et donc, à économiser de l’argent et à désencombrer ma maison. 

En apportant ces quatre changements, j’ai été en mesure d’épurer mes dépenses, d’organiser mon budget et de réduire mon stress financier. Je peux désormais mettre de l’argent de côté pour mes projets à court terme et épargner en vue de ma retraite. Sans compter que je me sens beaucoup plus en contrôle et que je passe moins de temps à m'inquiéter de la façon dont je vais payer les factures le mois prochain! 

Quand vous essayez de mettre de l'ordre dans vos dépenses, assurez-vous que les conseils en matière d'économie fonctionnent dans votre cas. Au début, il est normal que certains changements budgétaires représentent un défi, mais je vous assure qu’ils en valent la peine. Toutefois, si ces changements ne concordent pas du tout avec vos valeurs et vos objectifs ou vous rendent misérables, il sera impossible de les adopter définitivement. Commencez par adopter une ou deux bonnes habitudes de consommation et voyez comment les choses se passent. C’est un bon point de départ! Croyez-moi, on prend vite goût aux économies et, avant longtemps, vous chercherez d'autres conseils à mettre en pratique! 

Je vous souhaite bonne chance et beaucoup de plaisir à regarder croître votre compte d'épargne!
- Marissa



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Les fraudes pour obtenir un domicile et les fraudes immobilières
by FCNB-Fr on 


Les fraudes pour obtenir un domicile et les fraudes immobilières

Les organismes de réglementation, les gouvernements et les institutions financières prennent très au sérieux le problème de la fraude hypothécaire, qui semble s’aggraver depuis quelque temps. Une étude réalisée par Equifax* en 2017 a révélé que les cas soupçonnés de fraude hypothécaire ont augmenté de 52 % depuis 2013.

Ces dernières années, il est devenu plus difficile d’obtenir un prêt hypothécaire, en raison des changements aux taux d’intérêt et aux règles d’emprunt, de l’augmentation du prix des maisons et de l’endettement des consommateurs, poussant certaines personnes à mentir sur leur demande de prêt hypothécaire pour être admissibles. Selon la même étude d’Equifax, 13 % des Canadiens se disent à l’aise de mentir au sujet de leur revenu si cela leur permet d’obtenir un prêt hypothécaire.

Vous devez être honnête par rapport à votre situation financière quand vous faites une demande de prêt hypothécaire. Le fait de mentir ou d’exagérer certains renseignements dans votre demande de prêt peut constituer une infraction criminelle, peu importe la raison pour laquelle vous le faites.

Il est important de se protéger contre la fraude hypothécaire et la fraude pour être admissible à un prêt hypothécaire. Vous trouverez ci-dessous de l’aide pour reconnaître les cas de fraude hypothécaire, pour en connaître les conséquences, pour vous protéger contre les fraudeurs et pour éviter d’en commettre une vous-même.

Reconnaître les cas de fraude

Les fraudes hypothécaires peuvent être commises par des acheteurs qui fournissent sciemment de faux renseignements dans le cadre d’une demande de prêt hypothécaire ou encore par des fraudeurs qui tentent d’escroquer des acheteurs. Pour vous assurer de ne pas être mêlé à une affaire de fraude hypothécaire, il peut être utile de recourir aux services d’un courtier ou d’un associé en hypothèques titulaire d’un permis. Assurez-vous de travailler avec un associé ou courtier en hypothèques dont le permis est en règle.

Fraude commise par l’acheteur

Pour éviter de commettre les différents types de fraudes hypothécaires ci-dessous, il suffit d’être honnête dans votre demande de prêt et de ne pas déposer de demande au nom d’une autre personne.

Fraude en valeur mobilière – L’escroc trompe le prêteur ou l’acheteur au sujet de la valeur réelle du bien immobilier en faisant une fausse déclaration quant à la valeur du bien, ou la valeur des rénovations censées avoir été faites, ou en fournissant à l’acheteur, au prêteur, ou aux deux, des rapports d’évaluation falsifiés. L’escroc achète un bien immobilier puis le revend rapidement à un complice à un prix artificiellement gonflé.

Fraude en vue d’obtenir un domicile – Il s’agit du fait de mentir ou d’omettre ou d’exagérer certains renseignements en vue d’obtenir un prêt hypothécaire plus important que ce que votre revenu ou vos antécédents en matière de crédit vous permettent, à l’insu ou au su des professionnels avec lesquels vous travaillez. Les conséquences d’une telle fraude peuvent être graves. Même si vous comptez habiter la résidence et rembourser votre prêt, le fait de mentir sur votre demande de prêt constitue une fraude. Une fois la demande de crédit hypothécaire signée, vous devenez responsable du mensonge, peu importe la raison pour laquelle vous avez menti. Quand une maison est hors de votre fourchette de prix, tournez-vous vers d’autres options, même si elle vous semble parfaite et même si c’est difficile d'être raisonnable.

Fournissez toujours des renseignements exacts sur votre demande de prêt hypothécaire, et lisez tous les documents avant de les signer. Si certains renseignements sont erronés, ne signez pas le contrat.

Prête-nom – Une des formes de fraudes les plus courantes est celle où un escroc convainc une personne qui bénéficie d’une bonne cote de solvabilité de faire une demande de prêt hypothécaire pour acheter une résidence dont elle ne sera pas la propriétaire officielle, généralement avec la promesse qu’elle sera généreusement récompensée pour sa collaboration. Une fois le prêt accordé, l’escroc disparait dans la nature avec la portion supplémentaire du prêt hypothécaire et la personne dont le nom figure sur la demande est responsable du prêt hypothécaire. En effet, peu importe si vous aviez de bonnes intentions, en voulant aider vos enfants à obtenir un prêt auquel ils n’auraient pas accès autrement, ou vous pensiez toucher un gros montant en échange de ce « service » : si votre nom et vos renseignements personnels figurent sur la demande, vous êtes légalement responsable des versements hypothécaires. 

Fraude commise par un escroc

Il existe aussi des escrocs et des arnaqueurs qui n’attendent que d’exploiter les nouveaux acheteurs. La Commission des services financiers de l’Ontario a relevé d’importants signaux d’alarme des fraudes hypothécaires.

Fraude immobilière (vol d’identité) – En résumé, il y a fraude immobilière quand un fraudeur se fait passer pour le propriétaire d’une résidence afin de transférer à son nom le droit ou le titre de propriété, obtenir un nouveau prêt hypothécaire ou vendre une résidence. Lorsque les fonds lui sont versés, l’escroc disparaît avec l’argent. Ce type de vol d’identité peut forcer un propriétaire à prendre des mesures juridiques pour prouver qu'une fraude est survenue et pour reprendre possession de son bien.

Fraude de saisie immobilière – Il s’agit du fait pour un fraudeur de cibler des propriétaires susceptibles de manquer à leur obligation de remboursement du prêt hypothécaire, leur promettant de les aider à éviter la saisie immobilière. Le fraudeur peut proposer un plan de « consolidation » et fournir une avance aux propriétaires pour qu’ils paient leurs factures immédiates. Par exemple, il peut vous proposer de vous prêter de l’argent ou de l’aide pour payer votre prêt hypothécaire, à condition que vous signiez un transfert de titre à son nom, qui sera maintenu en garantie. Il perçoit ensuite les « paiements de dette », qu’il prétend utiliser pour rembourser le prêt hypothécaire. Dans les faits, le fraudeur n’offre pas les services promis : les paiements hypothécaires ne sont jamais effectués et le bien peut même être refinancé ou vendu dans le cadre de la consolidation. Le fraudeur disparaît avec les fonds, laissant le propriétaire sans titre de propriété et l’obligeant à entreprendre des procédures de recouvrement des dettes.

Escroquerie de prêt hypothécaire inversé – Les prêts hypothécaires inversés sont des produits légitimes, qui peuvent être utiles pour certains propriétaires, mais pas pour d’autres. Ces prêts sont conçus pour les propriétaires de 55 ans et plus. Dans le cadre des prêts hypothécaires inversés, il n’est pas nécessaire de faire des paiements mensuels. Les prêts sont garantis par la valeur nette de la maison, soit la différence entre la valeur de la maison et le solde du prêt hypothécaire. Au lieu de faire des paiements hypothécaires, les paiements et l’intérêt sur le prêt hypothécaire s’accumulent et sont reportés jusqu’au moment où vous vendez la maison ou lorsque celle-ci cesse d’être votre résidence principale. Dans les cas de fraude, les escrocs peuvent manipuler une personne âgée et la convaincre d’obtenir un prêt hypothécaire inversé pour sa résidence, pour ensuite empocher les fonds et disparaître. Les prêts hypothécaires inversés ne conviennent pas à tous les emprunteurs, il est donc important de bien réfléchir avant d’en contracter un. Parlez à un conseiller en qui vous avez confiance afin de bien comprendre toutes vos options avant de prendre une décision.

Protégez-vous

Voici quelques pratiques exemplaires à utiliser pour protéger votre réputation, votre crédit et votre famille :
  • Soyez honnête dans votre demande de prêt. Ne mentez pas, n’omettez aucun renseignement et n'exagérez rien.
  • Faites attention aux offres de services et d’avantages financiers en ce qui concerne l’obtention d’un prêt hypothécaire auprès d’un certain prêteur ou pour économiser de l’argent, surtout si l’on a refusé de vous accorder un prêt hypothécaire ailleurs.
  • Ne transférez jamais votre titre de propriété à une personne qui promet de vous aider à payer votre prêt hypothécaire.
  • Ne signez jamais un document avant de l’avoir lu en entier et de comprendre et d’approuver son contenu.
  • N’acceptez jamais de contracter un prêt hypothécaire qui ne correspond pas à vos besoins en raison de la pression qu’une personne exerce sur vous.
  • Ne payez jamais de frais de courtage d’hypothèques ou de frais du prêteur en argent comptant ou directement à une personne pour un prêt hypothécaire résidentiel. Ces frais sont perçus et versés par votre avocat, à l’exception des frais d’évaluation, qui peuvent être payés directement à la société d’évaluation, une fois que vous avez reçu la facture.
  • Assurez-vous d’avoir tous les renseignements par écrit. Ne vous fiez pas aux ententes verbales.
  • Ne faites pas de demande de prêt hypothécaire au nom de quelqu’un d’autre et n’ajoutez pas votre prêt à une telle demande, à moins d’avoir l’intention d’acheter vous-même le bien.
  • Faites des recherches. Il vous sera ainsi possible de voir si une autre personne a un intérêt financier dans le bien et si un prêt ou un privilège hypothécaire existe déjà pour le titre de propriété.
  • Veillez à ce que vos fonds soient détenus en fiducie afin d’avoir une garantie.
  • Consultez votre propre avocat. Demandez-lui de vous parler de l’assurance de titres afin de vous protéger contre la fraude.
  • Retenez uniquement les services des professionnels de l’immobilier et des courtiers en hypothèques titulaires d’une licence.

Il est également important de savoir reconnaître les signaux d’alarme d’un vol d’identité et de savoir se protéger :
  • Surveillez et signalez toute activité inhabituelle dans votre rapport de solvabilité. Si vous remarquez une demande de crédit, de prêt ou de prêt hypothécaire que vous n’avez pas faite vous-même dans votre dossier, il est fort probable que vous ayez été victime d’un vol d’identité.
  • Surveillez régulièrement vos relevés financiers pour repérer toute transaction inhabituelle.
  • Jetez le courrier contenant des renseignements personnels de façon sûre.
  • Assurez-vous que les renseignements de votre dossier de crédit sont à jour auprès des deux bureaux de crédit (Equifax et TransUnion).
  • Rangez vos renseignements personnels importants dans un endroit sûr.

Si vous croyez avoir été victime d’un vol d’identité, signalez-le à la GRC ou au service de police de votre région.

Pour la plupart des Néo-Brunswickois, l'achat d'une maison représente le plus important investissement d'une vie, et il est essentiel de se protéger contre la fraude hypothécaire et la fraude pour être admissible à un prêt hypothécaire. Les ramifications de celles-ci peuvent s’étendre bien au-delà de la perte de la maison de vos rêves.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la fraude hypothécaire.



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Comment protéger votre budget des dépenses faites sous l’influence de l’alcool
by FCNB-Fr on 


Comment protéger votre budget des dépenses faites sous l’influence de l’alcool

Une de mes amies m’expliquait comment elle avait fait l’acquisition d’une machine à eau pétillante, même si elle boit rarement des boissons gazeuses. Elle avait en fait acheté cette machine sur un coup de tête, après une sortie bien arrosée au restaurant avec des amis. Même si elle utilise rarement sa machine, elle l’a gardée, car elle lui sert de rappel que l’argent et l’alcool forment un cocktail dangereux!

Je l’admets — j’aime faire du « lèche-vitrine » en ligne. Mais je m’assure de le faire avec le bon état d’esprit. Je fais rarement un achat à moins d’avoir vraiment besoin de quelque chose que je peux trouver à bon prix en ligne, et je garde toujours ma carte de crédit loin de mon ordinateur. Je sais que les achats impulsifs en ligne faits sous l’influence de l’alcool semblent être une excellente idée sur le coup, mais l’euphorie risque de se transformer en remords lorsque je recevrai mon relevé de carte de crédit. En effet, les achats faits sous l’influence de l’alcool et l’utilisation irresponsable des cartes de crédit peuvent anéantir un budget et même donner lieu au vol d’identité.

L’alcool supprime nos inhibitions, contribue à augmenter l’impulsivité et peut nous rendre plus vulnérables face aux tentations. Il est beaucoup plus facile de dépenser après avoir consommé un verre ou deux. Ce n’est pas pour rien que les détaillants envoient des courriels publicitaires vers l’heure de l’apéritif ou offrent leurs soldes en ligne tard le soir. Leur but est d’attirer l’attention des consommateurs qui reviennent des bars. Pour se protéger contre de telles pratiques, consultez notre programme « J’en vaux le coût! ». Il est plein de renseignements et de conseils pratiques pour vous aider à développer vos compétences en tant que consommateur bien informé.

Voici quelques conseils pour vous aider à protéger votre budget contre les dépenses faites sous l’influence de l’alcool et à éviter les « maux de tête du lendemain » causés par des dépenses excessives!

Laissez vos cartes de crédit à la maison ou dans une autre pièce. Si vous savez que vous allez consommer un peu, vous pouvez réduire la tentation de dépenser de manière déraisonnable en laissant vos cartes de crédit à la maison si vous sortez. Vous pourriez aussi laisser votre sac à main ou porte-monnaie dans une autre pièce. Le simple fait d’avoir à vous rendre dans une autre pièce pour prendre votre carte peut suffire à vous dissuader d’acheter ou, au moins, à vous donner le temps de réfléchir. Lorsque vous faites des achats en ligne, c’est une bonne idée de ne pas laisser d’articles dans votre panier, car il pourrait être tentant de cliquer sur le bouton « achat » plus tard.

Dressez une liste et respectez la. Si vous avez des achats à faire, dressez une liste des articles que vous devez acheter. Indiquez le prix de chacun des articles de la liste pour ne pas perdre de vue votre budget. De cette façon, même si vous avez consommé un peu avant de magasiner, ce que vous achèterez sera déjà inclus dans votre budget. Même si vous pouvez obtenir une offre spéciale sur un achat en ligne, si vous n’avez pas fait un budget pour cet achat ou planifié de payer votre carte de crédit, les frais en intérêt peuvent finir par vous coûter beaucoup plus à long terme.

Magasinez d’abord. Si vous rencontrez des amis pour magasiner et vous amuser et que vous prévoyez prendre de l’alcool, magasinez d’abord. Vous pourrez ensuite vous détendre et savourer un verre avec vos amis sans craindre de vous réveiller le lendemain et de constater que vous êtes propriétaire d’un pull en cachemire qui ressemble à celui que vous possédez déjà ou d’un fauteuil inclinable en cuir que vous ne vous souvenez pas avoir acheté. Et n’oubliez pas de laisser un peu d’argent dans le budget pour le transport à la maison si vous prenez un verre ou deux après avoir terminé votre magasinage!

Ne sauvegardez pas automatiquement vos mots de passe sur votre ordinateur ou votre téléphone cellulaire. Si vous devez saisir votre mot de passe à trois ou quatre reprises pour accéder à votre compte, c’est peut-être l’indication que ce n’est pas le moment le plus opportun de faire des achats. Afin d’éviter le remplissage de votre panier virtuel et d’empêcher la confirmation de la transaction en un seul clic, ne restez pas connecté et décochez l’option de « mémorisation des mots de passe ».

Conservez toujours vos reçus. Si vous vous réveillez avec le remords de l’acheteur, vous pourriez être en mesure de retourner l’article selon la politique de retour du magasin. N’oubliez pas toutefois qu’un commerçant n’est pas tenu d’accepter de reprendre un article simplement parce que vous avez changé d’idée. Chaque détaillant établit sa propre politique de retour; il serait préférable de pouvoir vous assurer de connaître tous les détails avant de faire un achat.
Avec la saison des fêtes qui approche, ces quelques conseils pourraient vous aider à éviter les achats non souhaités ou que vous n’aviez pas prévus dans votre budget. 

Vous pouvez en apprendre davantage sur la façon de dépenser judicieusement, d’établir un budget et de prévenir les remords de l’acheteur en consultant la page http://fr.fcnb.ca/Consommateurs.html.



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